Réseau Chrétien - Immigrés

Changer de regard sur les migrants et soutenir leur insertion

Contactez-nous

Par formulaire : cliquez ici

Par email : 
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Siège social :
Paris 4e

tél  :  06 81 33 06 99

RCI_0010.jpg goutdelautre.jpg marchesurvivants.jpg euxcestnous.jpg permanencemini.JPG Maireaveclespetits.jpg IMG_7796.JPG RCI_0003.jpg Hran.jpg bienvenuecouverturepointsmini.jpg RCI_0004.jpg RCI_0008bis.jpg RCI_0002.jpg Ftebis.jpg RCI_0007.jpg RCI_0006.jpg SOS.jpg IMG_0291allge.jpg

Calendrier

Suivez-nous

RCImmigres sur FaceBook RCImmigres sur Twitter

   Communiqué de le Cimade : Derrière les chiffres 2020, la poursuited'une politique migratoire restrictive pendant la pandémie

Le ministère de l’intérieur a publié [le 21 janvier] des premières statistiques concernant l’immigration et l’asile pour 2020. Si les baisses spectaculaires s’expliquent en grande partie par la crise sanitaire, les atteintes aux droits des personnes étrangères sont quant à elles imputables à la poursuite d’une politique migratoire restrictive. Ainsi, le nombre de visas délivrés est passé de 3,5 millions à 712 000 (soit moins 79,7%), le nombre de premiers titres de séjour de 277 406 à 220 535 (soit une baisse de 20,5%) et le nombre de demandes d’asile enregistrées de 143 000 à 93 000 (soit une chute de 35%). 

Derrière ces chiffres, La Cimade constate la persistance, et parfois l’aggravation, des violations des droits fondamentaux des personnes étrangères en 2020.

Pour lever le voile sur la réelle situation vécue par les personnes migrantes et réfugiées en 2020, La Cimade publie ses observations, fruit de travaux d'accompagnement des personnes étrangères sur le terrain, de collecte d’informations et de plaidoyer réalisés par ses équipes...

Les exemples de violations manifestes des droits constatées en 2020 ne manquent pas :

  • Aux frontières, les violations des droits se sont poursuivies tout au long de l’année. Les privations de liberté ont continué dans des conditions indignes. Et les autorités françaises ont aussi continué à refouler des personnes, notamment vers l’Italie, même lorsque le pays était l’un des épicentres de la pandémie.
  • La fermeture complète des préfectures puis leur réouverture partielle, associée à la difficulté pour obtenir un rendez-vous sur internet et à l’obligation de déposer des demandes de façon dématérialisée, a conduit à cette chute du nombre de titres de séjour délivrés. Malgré les très fortes mobilisations pour demander une large régularisation, le gouvernement est resté sourd à ces revendications...
  • Les centres de rétention ont été maintenus ouverts et les personnes enfermées n’ont pas été libérées. Les conditions sanitaires n’y étaient pourtant pas assurées et plusieurs clusters y ont été décelés tout au long de l’année.   

Nous revendiquons l’arrêt de cette politique d’enfermement et d’expulsion et appelons le gouvernement à la fermeture des centres de rétention administrative, la refonte profonde des politiques migratoires et la régularisation large des personnes étrangères présentes en France