Réseau Chrétien - Immigrés

Changer de regard sur les migrants et soutenir leur insertion

Contactez-nous

Par formulaire : cliquez ici

Par email : 
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Siège social :
Paris 4e

tél  :  06 81 33 06 99

mcsydepluspressurcharge_copie.jpg marchesurvivants.jpg RCI_0010.jpg euxcestnous.jpg IMG_7796.JPG RCI_0004.jpg desinetymini.jpg RCI_0007.jpg RCI_0002.jpg permanencemini.JPG bienvenuecouverturepointsmini.jpg RCI_0008bis.jpg IMG_0291allge.jpg RCI_0006.jpg Lepetitnoyesurlaplage.jpg RCI_0003.jpg goutdelautre.jpg

Calendrier

Suivez-nous

RCImmigres sur FaceBook RCImmigres sur Twitter

Terriblement accentué par la situation de profonde crise et misère engendrée par la pandémie du Covid-19, le repli général fait resurgir les frontières, sur le terrain comme dans les esprits.

Comment s'étonner que les migrants cherchent à fuir la guerre, la dictature, la faim, les bouleversements climatiques ? Ils se noient par milliers, meurent de soif et de faim, se heurtent à des barrières. "Impossible de fermer la porte" (Mgr Aupetit).

On voudrait, dans le meilleur des cas, distinguer les "bons" migrants (les vrais réfugiés, une petite minorité juridiquement très circonscrite) des autres, une grosse majorité, qu'il faudrait absolument refouler. Vaine chimère. Position intenable au regard d'une réalité beaucoup plus nuancée, contraire à la dignité élémentaire de tout être humain.

La migration aux portes de l'Europe est liée entre autres à la situation désastreuse que connaissent le Moyen-Orient et l'Afrique subsaharienne. Elle se déroute vers la Grèce, l'Espagne, la France, etc., et même la Lybie (!) Les flux migratoires dépendent bien plus de circonstances extérieures que de l'empilement des lois... Nos pays riches se rétractent dramatiquement devant cette situation, au lieu de s'orienter vers une logique d'entraide conforme aux valeurs d'origine.

Plus d'un million et demi de personnes ont franchi la Méditerrranée en 2015 pour atteindre l'Europe. L'Allemagne en a reçu 1 100 000. Aujourd'hui toutes les nations européennes et la France passent à côté de l'Histoire, allant jusquà dire non à l'immigration ou cherchant à se défausser à l'étranger, avec l'établissement de centres de "tri" fermés sur les marges de nos frontière, le plus loin possible. Le socle des valeurs sur lequel s'est fondée l'Union Européenne s'effrite dramatiquement. Plus de 40 000 disparus en Méditerranée depuis les années 2000 ; crime contre l'humanité...

En contepoint, les chiffres officiels de l'immigration dans l'hexagone indiquent un phénomène qui reste bien modeste, même s'il est en légère hausse depuis quelques années : 6% d’étrangers non communautaires ; en 2019, d'après le ministère de l'Intérieur, 276 000 admissions au séjour (dont 91 000 étudiants, 89 000 pour raisons familiales, 39 000 au titre du travail, 37 000 à titre humanitaire -essentilllement réfugiés statutaires-, divers 20 000) - avec un solde migratoire, c’est-à-dire la différence entre les entrées et les sorties du territoire, qu'on peut sans doute évaluer autour de 150 000 personnes.

Les migrations demeurent un domaine où les gouvernements, tétanisés par l’idée d’apparaître laxistes face à une opinion minée par le populisme et la peur, font l’inverse de ce que prônent les organisations internationales, les économistes, les associations, les Eglises, voire diverses instances, municipalités, autorités... Sans parler de la situation désastreuse des migrants à la rue, des Mineurs Non Accompagnés, des Roms, etc.

Lire la suite...