Réseau Chrétien - Immigrés

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- 6 février 2017

VIOLAINE CARRIERE
Juriste Chargée d'études au Gisti
La législation de l'immigration

Un aperçu des principaux dispositifs : une législation toujours plus répressive fabrique des non-droits, des parias. Il s’agit de décourager la venue des immigrés, indésirables. Ce qui est contraire tant à la réalité humaine élémentaire qu’à la richesse induite de notre tissu social et économique. C’est aux citoyens, aux associations, de faire face à cette obsession, à sensibiliser l’opinion à une approche différente, faisant tomber les peurs. Un travail de fourmi, dans la durée...

 

- 15 mai 2017

JEAN-MICHEL BELORGEY
Juge à la Cour Nationale du Droit d'Asile (jusqu'en 2015)
Le droit d'asile aujourd'hui... et demain ?

Des conseils précieux pour ceux qui accompagnent les demandeurs d’asile. La longue expérience du Conseiller d’Etat et de l’homme politique engagé laisse transparaître une réelle inquiétude. Le droit fondamental d’asile semble en péril. La suspicion n’est pas bonne conseillère. Ce sont des personnes qui ont eu un parcours généralement dramatique, pas d’abord des cas. Des vies humaines, des situations impossibles, sont ainsi bouleversées. Comment réagir si ce n’est en travaillant à inverser les codes et… l’esprit qui animent nos instances nationales et européennes.

 

- 25 septembre 2017

SANDRINE LESECQ
Juriste, spécialisée notamment dans les questions de mise à l'abri des demandeurs d'asile et des réfugiés
La procédure d'asile

La Convention de Genève sur le droit d’asile est une avancée essentielle, irremplaçable ; malgré ses limites et l’apparition de nouvelles situations non imaginables en 1951 (par ex. réfugiés climatiques). Il n’en reste pas moins que nous sommes envahis par des mots fourre-tout, « dublinés », « déboutés », « éloignés »… qui occultent largement la réalité. Les pouvoirs publics, comme tétanisés par les tendances les plus extrémistes, ont tendance à impressionner et gonfler notre imaginaire, pour élargir leur marge de manœuvre, dans le sens d’une non-reconnaissance maximum du statut du réfugié. Il s’agit donc d’être acteurs éclairés d’une autre politique, moins restrictive, concrète, digne. Ouvrir des voies légales d’immigration est un impératif majeur.

 

- 11 décembre 2017

JEAN-MARIE FARDEAU
Délégué général de Vox Public
Ex-Secrétaire général du CCFD

Droits Humains et Mobilisations Citoyennes

JM. Fardeau fait part de sa longue expérience et de son expertise en matière de lobbying pour renforcer le pouvoir citoyen, interpeller positivement les décideurs publics. Ce, d’autant plus qu’en matière de politiques migratoires, la citoyenneté est particulièrement réprimée. Il convient de définir un objectif d’assouplissement (ne pas vouloir tout d’un seul coup) ; fédérer les énergies ; porter le plaidoyer avec d’autres pour faire bloc, l’éclairer par des images, des témoignages marquants… Tels sont les pré-requis essentiels, si on veut espérer atteindre le but, en l’occurrence une politique plus solidaire et plus accueillante

 

- 12 février 2018.

PACÔME RUPIN
Député LREM de la 7e circonscription de Paris
Associé au groupe de travail sur le projet de loi dite "Collomb"

Droits Humains et politique migratoire

Par le travail commun mené à la Mairie du 4e depuis plusieurs années, P. Rupin connaît bien les convictions que le RCI manifeste et s’efforce de mettre en œuvre. Il défend un équilibre pragmatique entre « fermeté » et « humanité » « pour une migration maîtrisée » [terminologie de la loi actuellement en vigueur]. Selon lui, l’objectif est de simplifier les procédures tout en donnant un « signal fort » à une opinion publique lassée, voire révoltée. Il propose de « penser les migrations » comme un fait de société incontournable qui ne peut que s’amplifier. Aussi faut-il réagir en conséquence…

 

- 14 mai 2018

JERÔME TUBIANA
Chercheur, spécialiste de l'Afrique centrale et de l'Ouest
Consultant ONG "Small Arms Survey"
auteur de la BD Guantánamo Kid

Situation au Soudan

Le Soudan est profondément divisé entre pouvoir central et zones périphériques - outre la création du Soudan du Sud en 2011. Le président, accusé de crimes contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale, recrute des milices chargées par tous les moyens de lutter contre les « rebelles » L’émigration est traditionnelle (via la Libye… vers l’Italie, etc.) ; elle s’est accélérée ces dernières années. [Aujourd’hui, on peut espérer une certaine stabilisation - dans un pays la moitié de la population vit tout de même encore en-dessous du seuil de pauvreté. Omar el-Bechir a été renversé et un accord de paix vient d’être signé en 2020 qualifié d’« historique »].

 

- 15 octobre 2018

Bruno MOREL
Directeur Général d'Emmaüs Solidaité
Immigration et action associative

Comment rendre digne l’action d’urgence ? B. Morel invite à visiter le centre Emmaüs Solidarité d’Ivry, aux portes de Paris. Celui-ci est conçu en espaces modulables (sur l’emplacement de l’ancienne usine d’eau de la capitale). Depuis 2016, il accueille 400 personnes, des familles, des couples, des femmes isolées, souvent en provenance d’Erythrée et du Soudan. 80 salariés, 200 bénévoles accompagnent ces arrivants, pour une première stabilisation de deux mois sur le chemin de l’insertion, avec l’instauration de divers partenariats. Quatre classes ont été mises sur pied et intégrées à Ivry. Des liens se nouent qui permettent de découvrir d’autres « visages ». Préjugés et peurs se dissipent. Des migrants s’ouvrent à la vie.

 

- 10 décembre 2018

ADAM et RUDY
Témoignage de deux migrants
Après la régularisation du séjour en France, comment ouvrir un parcours d'insertion ?


 

 

 

 

 

 

Les Grands Témoins sont d’abord les migrants eux-mêmes ... Ils nous décillent les yeux dans l’évocation de leur parcours. Discrets sur la galère depuis le pays d’origine, le Soudan pour Adam (qui ne connaissait pas un mot de français en arrivant et a finalement renoncé à passer à Calais), le Bénin pour Rudy (obligé de partir pour d’impérieuses raisons médicales). On croit les connaître, accompagner depuis longtemps leur itinéraire. En fait, en les écoutant, c’est eux qui opèrent en nous un retournement. Leur ténacité, leur ouverture sur l’extérieur et finalement une intégration réussie, constituent une interpellation forte et encourageante.

 

- 11 mars 2019

BENOIST de SINETY
Vicaire Général de Paris
Accueil des migrants, un appel au courage
"Il faut que des voix s'élèvent"

Au-delà de l’exigence évangélique, c’est à la société civile de prendre le relais pour faire émerger un bouquet de droits élémentaires et fondamentaux des migrants, voire un véritable statut. Ceci, sans tomber dans maintes sous-catégories aussi discriminatoires qu’injustes. Face à beaucoup de cynisme, il convient de dénoncer haut et fort le scandale de ceux qui se retrouvent en situation irrégulière. Cette armée invisible des sans-droits, se déployant sur un marché de travail occulte et sous-payé, gère de la survie quotidienne. Le projet fédérateur de la Maison Bakhita dans le Nord de Paris autour des personnes migrantes est porteur d’espoir. « N’ayons plus peur ! Ouvrons nos bras, nos cœurs, nos portes pour oser l’aventure de la fraternité et de la rencontre ! »

 

- 13 mai 2019

CHRISTOPHE DELTOMBE
Président de la Cimade (jusqu'en 2020)
L'humanité passe par l'autre

Personne n’est illégal. Il s’agit de faire que la France n’ait pas honte d’elle-même. Nous avons un devoir de secours et d’hospitalité. Les politiques migratoires ne devraient pas passer par une inversion des valeurs (de surcroît assortie d’une présomption de fraude des migrants) : ainsi le règlement de Dublin comme expression de la non-solidarité européenne, la réapparition du « délit de solidarité », les mineurs non accompagnés contestés systématiquement sur leur âge, les étrangers malades qui ne peuvent pas être soignés dans leur pays… L’Europe « protège » ses frontières (Frontex – Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes), délocalise le « tri » des partants, passe des « accords » avec les pays d’émigration. Il faut dénoncer le populisme, loin des fantasmes, retourner au réel, changer de regard - et la donne politique.


- 7 octobre 2019

MARIE-CAROLINE SAGLIO-YATZIMIRSKI
Psychologue clinicienne
Professeur des Universités
Consultante à l'hôpital Avicenne (Bobigny)

Les chocs traumatiques des migrants


Les exilés ne sont pas des fous, ce sont leurs situations qui sont folles. Le système contribue à faire de ceux qui ont tout laissé en quittant leur pays - souvent violentés voire torturés - des malades en grande souffrance psychique : hallucinations, dédoublements, dépressions, etc. Leur prise en charge est un défi. Comment l’Ofpra peut-il demander une « parole cohérente et spontanée », alors que le demandeur d’asile n’a plus les mots pour faire face à la cruauté brute qui l’habite ? Il reste à faire de la victime un acteur retrouvant la force qui l’a fait partir, en lui redonnant patiemment confiance et… une place dans le monde commun. On est aux antipodes de la politisation des migrants !

 

- 3 février 2020

FRANÇOIS HÉRAN
Démographe
Professeur au Collège de France ("Migrations et Société")
Institut Convergences Migrations

Entre perceptions et réalités

Sur la situation en France et en Europe, il s’agit de comparer ce qui est comparable, remettre les choses en perspective. Notre pays se situe au 15e rang en termes de dépôts de demandes d’asile et de réponses positives ; ce qui le place en gros à la médiane de l’Union Européenne. Il ne faut pas avoir une lecture nationale des chiffres. Pour prendre une image, l’Allemagne descend de l’Everest, alors que la France monte les pentes du Morvan… Et le règlement de Dublin permet de se défausser sur les pays en première ligne. Ajoutons que F. Héran récuse la vision dichotomique, voire manichéenne, de la légalité et de l’illégalité (près d’1/3 des étrangers en France sont passés par une situation d’illégalité) ; plus on durcit la muraille entre les deux, plus on fabrique du non-droit ; c’est le contraire qui devrait prévaloir !

 

- 9 mars 2020

VERONIQUE CASTELLOTTI
Professeur émérite Université de Tours
Langue et intégration directement imbriquées



Propos étayés de l’animatrice de l’équipe de recherche « Dynamiques et enjeux de la diversité linguistique ». « DYNADIV » vise à faciliter la communication entre tous ceux qui s’intéressent aux questions liées à la francophonie, notamment d’un point de vue socio-linguistique et didactique. Pour les migrants, voilà bien évidemment un axe majeur. La maîtrise de la langue est un préalable indispensable à tout développement d’accès à l’emploi et la citoyenneté. De nombreuses déclinaisons s’organisent à cet effet. On en arrive ainsi à une intégration authentique, avec toutes ses racines et nuances, qui n’est pas pour autant pure assimilation. A noter la mise en place du site https://migrants-fle-quilt.fr : au-delà des outils, l’appropriation du français repose durant la formation sur les relations qui pourront se nouer aux savoirs, aux apprentissages, aux autres…