Réseau Chrétien - Immigrés

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A l'occasion du débat sur la politique migratoire à l’Assemblée nationale, le 7 octobre dernier et des mesures annoncées par le gouvernement un mois après, des centaines d’associations, nationales et locales rassemblées au sein des États Généraux des Migrations dénoncent l’instrumentalisation politique par le pouvoir exécutif des questions migratoires au détriment du respect des droits des personnes étrangères en France.

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Le Réseau Chrétien - Immigrés partie prenante des nombreuses activités ("hors les murs") préfigurant la prochaine mise en service de la maison de la rencontre avec les migrants (près de la Porte de la Chapelle)

Lancement d'une réflexion pour une sorte de "statut" du migrant.
De qui parle-t-on, de quoi, que demande-t-on, avec qui ?
Quelle que soit sa situation, le migrant a un certain nombre de droits humains, "il est d'abord notre frère"...)

11 mars 2019

Préconisations proposées
(dans le cadre du grand débat national)

pour une tout autre politique migratoire :
 

1-Répartition européenne

Instaurer une coordination européenne pour organiser l’accueil des migrants en une répartition équitable qui prenne en compte la population de chaque Etat. Une telle démarche exclut toute forme de limitation par quotas.

2- Entrées légales

Développer les entrées légales de séjour, avec notamment des visas de longue durée. A l’initiative de la France, et observant que la mobilité des humains est un fait inéluctable, un telle ouverture devrait faire l’objet d’une approche commune au niveau européen - se traduisant par un élargissement des conditions d’obtention des visas.

3- Droits sociaux élémentaires

Confier à l’instance territoriale compétente (région, département, commune) le soin de faciliter pour les migrants un accès sans délai aux droits sociaux élémentaires (logement, travail, santé, éducation …)

4- Travailler légalement

Permettre à toute personne présente sur le sol français de pouvoir travailler en toute légalité. Pour ce faire, les employeurs délivreraient une sorte de « certificat de présence » ne valant pas autorisation de séjour mais permettant d’embaucher le migrant dans les conditions conformes au droit du travail.

5- Contrat de travail et titre de séjour

Retenir l'existence d’un contrat de travail comme l'un des critères majeurs pour la délivrance d’un titre de séjour, indépendamment des titres accordés de plein droit.

 

   ->       A rapprocher des 5 propositions que fait également la Cimade :

1.     Ouvrir des voies légales d’accès au territoire européen (par davantage de visas, la suppression des centres de tri aux portes de l’Europe…)

2.     En matière d’asile, mettre en place un système européen commun - avec en outre le libre choix du pays d’examen de la demande (Stop Dublin !)

3.     Créer un titre de séjour unique - autorisant à travailler

4.   Supprimer les centres de rétention administrative (aucune personne étrangère ne doit être privée de liberté au seul motif qu’elle ne dispose pas des bons papiers administratifs)

5.   Défendre la solidarité comme valeur fondamentale (cad. en clair la suppression de tout « délit de solidarité », au nom du principe de fraternité, reconnu désormais comme constitutionnel).